La dernière heure de la vie de Catherine Tekakwitha
(Mercredi Saint, le 17 avril 1680)

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À trois heures de l’après-midi¹, « À trois heures de l’après-midi la cloche fut sonnée pour rassembler les Indigènes. Ils avaient désiré passionnément être témoins de la morte de cette grande servante de Dieu. »

Quelque temps après trois heures de l’après-midi, « Après leur arrivée elle attendit que tous fussent entrés dans sa cabane, alors j’ai vu cette merveille avec mes propres yeux. Quand la dernière personne fut entrée, elle tomba dans son agonie alors que tous étaient autour d’elle à genoux. Après trois heures de l’après-midi Catherine entra en une agonie qui fut la plus douce du monde. »

Quelque temps après trois heures et demi de l’après-midi, « Une courte demi-heure après son agonie, elle prononçait les saints noms, ‘Iesos! Wari!’ (‘Jésus! Marie!’) Ensuite un petit spasme arriva du côté de sa bouche. Elle avait complètement perdu sa vigueur de parler, mais elle avait encore l’ouïe fort bonne et une pleine connaissance jusqu’à son dernier soupir. Elle mourut comme si elle fut entrée dans un doux sommeil et que pour un long temps on n’était pas certain de sa mort. » 

Quelque temps après trois quarts d’heure après trois heures, « Ensuite son visage, tout d’un coup changea; son visage apparut si souriant et si pieux que tous étaient extrêmement étonnés que son visage transfigure graduellement en moins d’un quart d’heure et a cause de la petite vérole, son visage fut laissé avec des cicatrices dès l’âge de quatre ans; ses infirmités et ses mortifications ont contribué à la ruiner encore plus. Le visage de Catherine était si cicatrisé et avant sa morte qu’elle prit un teint basané. Alors, soudainement son visage transfigura à peu près un quart d’heure après sa mort et devint en un moment si beau, souriant et blanc. Son visage assumait une apparence de couleur vermeille qu’elle n’avait jamais eue et ses traits n’étaient pas les mêmes. Son visage apparut plus beau à ce moment que pendant qu’elle vivait. Je vais admettre ouvertement la première pensée qui me vint alors, Catherine pouvait bien être entrée à ce moment au Ciel. Après cela, rejaillit dans son corps chaste un petit rayon de la gloire dont elle venait de prendre possession. Cette sainte âme avait quitté son corps vierge pour aller avec son bien-aimé époux, et avec lui pour célébrer dans le Ciel les triomphes de la croix qu’elle a si tellement aimée, si attachée à son cœur, ses affections, son corps chaste et vierge durant cette vie de mortification. Catherine Tekakwitha est morte comme elle avait vécu, c’est-à-dire comme une sainte. C’était attendu qu’une si sainte vie serait suivie d’une plus sainte mort, parce qu’elle fut remplie du Saint-Esprit. »

Des narrations des Pères Claude Chauchetière, S.J. et Pierre Cholenec, S.J.

Publié dans « Kateri, Lys des Agniers » No. 178 – Automne 2004

« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux, son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. » Matthieu 17 :1-2
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¹ Heure normale

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