Bienheureuse Catherine (Catherine) Tekakwitha

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La Bienheureuse Catherine Tekakwitha est née en 1656, d’une mère Algonquine chrétienne et d’un père Mohawk.

En 1660, la petite vérole lui enleva son père, sa mère et son frère. Elle avait contracté aussi la petite vérole, mais Notre-Seigneur l’avait choisie comme son épouse et la sauva de la morte; la maladie cependant lui laissa la vue affaiblie et le visage grêlé.

Quand elle était à l’âge de penser au mariage, son oncle, un grand chef, avec ses tantes avaient commencé à lui trouver un époux. Ils étaient étonnés de ce qu’elle ne voulait pas se marier. Sa décision apportait la colère dans la famille, mais en vain. L’amour qu’elle sentait en elle pour la chasteté, lui faisait refuser le mariage.

En 1675, le Père Jacques de Lamberville prit la direction de la Mission Saint Pierre de Gandaouagué. Elle lui confia le désir de son cœur, celui de devenir chrétienne. Le dimanche de Pâques 1676, il l’a baptisait.

C’est pendant l’automne 1677, qu’elle s’est enfuie du pays des Mohawks pour la Mission de Saint François-Xavier, sur la rive du Saint Laurent. Le Père de Lamberville qui la baptisa, avait donné une lettre pour le supérieur de la mission. Les mots de cette lettre étaient : « Vous connaîtrez bientôt le trésor que nous vous donnons. Gardez le donc bien! Quand entre vos mains elle va profiter à la gloire de Dieu et au salut d’une âme qui lui est assurément bien chère. »

Chaque matin, à quatre heures et ensuite à sept heures, elle assistait à la sainte messe. Elle pratiqua des pénitences excessives parceque ses pénitences étaient le fruit de son amour très vif pour le Seigneur Jésus et pour sa Sainte Mère. Le grand délice de sa vie était de prier, surtout devant le saint sacrement.

Quelques mois après son arrivée, le jour de Noël 1677, elle reçut la première sainte communion. En 1679, la fête de l’Annonciation, elle prenait le vœu de virginité perpétuelle, Jésus-Christ comme son seul époux et Notre-Dame comme sa mère. Son amour pour Dieu était telle qu’elle a consumé sa vie à répéter trois fois ces mots : « Jésus, je vous aime. »

Au début de 1680 sa santé, qui ne fut jamais bonne, s’altéra davantage à la suite d’une marche à La Prairie avec ses compagnes, pendant un jour froid d’hiver.

Le mercredi de la Semaine Sainte, le 17 avril 1680, sur les trois heures de l’après-midi elle prononça les saints noms de : « Jésus! Marie! » Dès lors Notre-Seigneur est venu la prendre et son visage fut transfiguré en moins d’un quart d’heure après sa mort. Son visage devint une beauté à ravir et prit une apparence d’une couleur vermeille et ses traits n’étaient pas les mêmes. Ainsi mourut Catherine Tekakwitha à l’âge de vingt-quatre ans. Grâce à son intercession, des faveurs et des miracles furent aussitôt obtenues.

Le dimanche, 3 janvier 1943, le Pape Pie XII approuvait solennellement le décret la déclarant « Vénérable. » Le dimanche, 22 juin 1980, le pape Jean Paul II béatifia Catherine Tekakwitha, « Bienheureuse Catherine Tekakwitha. »


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