Attestation de Joseph de la Colombière, S.J.

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« Ayant été malade à Québec l’année passée, depuis le mois de janvier jusqu’au mois de juin, d’une fièvre lente contre laquelle tous les remèdes avaient été inutiles, et d’un flux (dysenterie) que l’ipecacuana même n’avait pu guérir, on jugea à propos que je fisse le vœu, au cas qu’il plût à Dieu de faire cesser ces deux maladies, de montrer à la mission Saint-François- Xavier, pour prier sur le tombeau de Catherine Tegakouita. Dès le même jour la fièvre cessa, et le flux étant beaucoup diminué, je m’en embarquai quelques jours après, pour m’acquitter de mon vœu. A peine eus-je fait le tiers du chemin, que je me trouvai parfaitement guéri. Comme ma santé était quelque chose de si inutile que je n’aurais osé la demander, si la déférence que je dois avoir pour les serviteurs de Dieu ne m’y avait obligé, on ne peut raisonnablement s’empêcher de croire que Dieu, en m’accordant cette grâce, n’a pas eu d’autre vue que celle de faire connaître le crédit que cette bonne fille a auprès de Lui. Pour moi, je craindrais de retenir la vérité dans l’injustice et de refuser à cette mission du Canada la gloire qui leur est due, si je ne témoignais comme je fais, que suis redevable de ma guérison à cette vierge iroquoise. C’est pourquoi je donne la présente attestation avec tous les sentiments de reconnaissance dont je suis capable, pour augmenter, si je puis, la confiance que l’on a en ma bienfaitrice, mais encore plus pour exciter le désir d’imiter ses vertus. » Fait à Villemarie (Montréal) le 14 septembre 1696. J. de la Colombière, P.J., chanoine de la Cathédrale de Québec.

Attestation of Joseph de la Colombière, S.J.
“ Having been sick in Québec last year from the month of January to the month of June with a slow fever against which all medications had been ineffective, and with a flux (dysentery) that even ipecacuana could not cure, I was advised to make a vow, if God were pleased to put an end to these two illnesses, to go to the Mission of Saint Francis Xavier and pray at the tomb of Catherine Tegakouita. The fever ceased that same day, and the flux having diminished considerably, I left a few days later to keep my promise. I had hardly made a third of the journey when I found that I was completely cured. My health being such a useless thing that I would not have dared to ask for healing if it had not been for the deference I owed the servants of God, I cannot help but believe that God, in granting me this healing, had nothing other in mind than to show in what esteem He holds this good girl. As for me, I fear that it would be an injustice to keep this truth to myself and to refuse to give this Canadian Mission the glory it is due if I were not to attest, as I am doing, that I owe my healing to this Iroquois virgin. This is why I am giving this testimony with all the feelings of gratitude of which I am capable, in order to increase, if possible, the confidence of the public in my benefactress, but even more to encourage the desire to imitate her virtues.” Given in Villemarie (Montreal), September 14th, 1695. J. de la Colombière, P.J., Canon of the Cathedral of Québec.

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